Le chiffre d'affaires du commerce électronique
en France atteint environ 5,5 milliards d'euros sur
l'année 2004, en progression de 53% par rapport
à 2003. Si l'on prend en compte les services
et les échanges interentreprises (BtoB), les
recettes 2004 se montent à 6 milliards d'euros.
Tel est le bilan tiré par la Fédération
des entreprises de vente à distance (Fevad).
À elle seule la période de Noël
2004 a entraîné des recettes de 1,1 milliard
d'euros, contre 700 millions en 2003 (+62%).
Pour réaliser son bilan, la Fevad s'appuie
sur un panel de trente sites marchands qui lui ont
communiqué leurs résultats. Dans ce
panel, figurent quinze sites "BtoC" (vente
directe aux consommateurs), neuf de tourisme en ligne
et six vitrines BtoB (*). En outre, l'organisme professionnel
se base sur des données statistiques fournies
par trois des principaux prestataires de paiement
en ligne: Atos Origin, la Caisse nationale des Caisses
d'Epargne et Paybox Services. Soit une estimation
qui porte au total sur 7.000 sites commerçants.
Comme pour les années précédentes,
les e-commerçants affichent une satisfaction
et un optimisme identiques. «C'est une croissance
très élévée, malgré
une conjoncture économique peu favorable»,
souligne Marc Lolivier, délégué
général de la Fevad. «Notre secteur
prend des parts de marché sur les ventes traditionnelles,
et les sites d'e-commerce sont de plus en plus nombreux.»
Prévision
pour 2005: 10 milliards d'euros de recettes Ainsi,
le commerce en ligne représente environ 3%
du commerce de détail non alimentaire en France,
et plus de 40% du chiffre d'affaires total de la vente
à distance, avance la Fevad. Pour 2005, les
recettes du secteur devraient atteindre 10 milliards
d'euros, ajoute Marc Lollivier. La croissance actuelle
s'explique tout d'abord par l'augmentation du nombre
de nouveaux clients. Une enquête menée
par l'institut Direct Panel, à la demande de
la Fevad, montre que sur les mois de novembre et de
décembre 2004, 17% des acheteurs en ligne ont
commandé en ligne pour la première fois.
Mais les sites d'e-commerce se targuent aussi et surtout
d'avoir réussi à rassurer et à
fidéliser leur clientèle. Les freins
habituellement mentionnés, telles qu'une moins
bonne pénétration du haut débit
en France ou la peur d'utiliser sa carte bancaire,
sont dans l'ensemble levés. «La différence
va désormais se faire directement entre les
sites, en fonction de leur sérieux et de la
capacité qu'ils ont à tenir leurs promesses,
notamment en termes de livraison», souligne
François Momboisse, président de la
Fevad et directeur de Fnacmusic. (*) 3 Suisses, Accor-Hotels,
Alapage, Anyway, Bourse des Vols, Camif, Camif Collectivités,
Ebookers, Expedia, Fnac.com, Go Voyages, Raja, Houra,
JM Bruneau, La Redoute, Lastminute, LDLC, Manutan,
Marcopoly, Nomatica, Pixmania, Price Minister, Quelle,
Rue du Commerce, Surcouf, Vert Baudet, Viking, Voyages
Loisirs, Voyages-SNCF.com, Welcome Office.
Estelle Dumout
| ZDNet
France | Jeudi 20 janvier 2005